Bilal Boutobba revient sur son passage difficile au MHSC

Auteur de cinq buts et sept passes décisives cette saison, le milieu offensif des Chamois Niortais, Bilal Boutobba, est revenu, auprès du site de la LFP, sur son passage difficile au Montpellier Hérault Sport Club.

« Déjà, je fais le choix de revenir en France et je sais que le club me prend pour jouer, dans un premier temps, avec la réserve. Mais ce n’était pas si facile que ça à encaisser. Je passais de la deuxième division espagnole au National 3 (5e division française). J’étais au-dessus du niveau mais je me disais que ce n’était pas grave et qu’il fallait que je continue de travailler, car le club m’avait promis que j’irai avec l’équipe première au bout de six mois. Cela s’est confirmé et Michel Der Zakarian m’a lancé en février face à Reims. Jusqu’ici, tout se passait bien, je continuais d’être dans le groupe les matchs suivants, même si je restais toujours sur le banc. Puis, au fil des entraînements, j’ai compris que mon jeu et mon gabarit ne correspondaient pas au style de l’équipe, qui était dans l’impact physique et les duels aériens. C’est sûr que, moi, je n’allais pas prendre beaucoup de ballons de la tête. Donc, j’ai fini par ne plus être convoqué et j’ai commencé à retourner avec l’équipe réserve. Lors de la préparation estivale, on était allé à Washington pour les EA Ligue 1 Games et je m’étais retrouvé à jouer lors d’une opposition à l’entraînement avec une université locale contre mon équipe. Le pire, c’est qu’on a gagné et que j’ai marqué. Sauf qu’à partir de là, j’ai compris que je ne serai pas dans les plans du coach alors qu’avant la reprise, je pensais l’inverse puisque j’avais vécu une première saison d’adaptation. Finalement, j’ai joué quasiment toute la saison avec la réserve, puis je suis arrivé en fin de contrat. C’est dommage car je pense que j’aurais pu apporter quelque chose en entrant en jeu de temps en temps. Mais je suis content d’être passé là-bas. J’ai beaucoup appris au côté de joueurs d’expérience comme Souleymane Camara ou Daniel Congré. »